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Le bâtisseur visionnaire de Garoua

Le bâtisseur visionnaire de Garoua

Biographie de M.B., un maire engagé pour l'éducation.

Après la décolonisation, M. B. est devenu le premier maire noir à la tête de la ville de Garoua, capitale de la région du Nord du Cameroun.

Il a dédié la majeure partie de sa vie à l’expansion de sa commune. À la suite de ses mandats de maire, M. B. a créé une école bilingue, car selon lui, l’éducation était un outil puissant pour élever des enfants au rang d’adultes responsables et autonomes. Son livre décrit l’ensemble de sa vie hors du commun.

Extrait de la Biographie

Je nourrissais une autre ambition, celle de combattre l’ignorance et l’analphabétisme. Je pensais « qu’un homme instruit était un citoyen et un homme mal éduqué était esclave. »


En 1990, je créai, avec ma femme, le groupe scolaire « Les H. ». Méthodique, je commençai par la maternelle. Le succès étant au rendez-vous, j’ouvris le cycle primaire en 1992. Puis, en 1998, le cycle secondaire vit le jour et les résultats au BEPC  session de 2002 vinrent me conforter dans mes options. Les « H. » étaient devenues  un établissement de référence, un cadre idéal d’étude où le nombre de places était limité, la  discipline effective et les succès probants.


Enthousiasmé par la réussite de mon initiative, j’élargis mon activité et fondai un autre établissement, le Complexe franco-arabe « D. A. » ou « le monde du savoir » doté d’enseignements trilingues (français, anglais et arabe).


En 2004, j’ouvrai le cycle primaire, suivi six ans plus tard par le secondaire.


Dans un souci constant de parfaire mon œuvre et de promouvoir le bilinguisme, le Groupe scolaire les « H. » devint le Groupe scolaire Bilingue « les H. » avec l’ouverture de la section anglophone primaire en 2009. Le Collège anglophone ouvrit ses portes à la rentrée scolaire 2018/2019.


Comme à l’accoutumée, je pris mon nouveau rôle au sérieux, m’entourant d’une équipe de personnes dévouées, sous l’impulsion de mon épouse. On me voyait le matin faire  le tour de l’établissement, m’enquérir du moindre problème pour apporter conseils et solutions. J’étais tel un patriarche qui n’oubliait pas que l’union faisait la force. C’est pourquoi je multipliais les réunions de coordination et les rencontres avec mon personnel, ainsi qu’avec les parents d’élèves lorsque la situation l’exigeait. Tout le monde m’appelait affectueusement « Papa ». Après ma tournée quotidienne, je revenais m’installer à mon bureau, où j’écoutais les informations ou quelques cantiques religieux.


Discrètement, je laissai mon empreinte dans le système éducatif, avec beaucoup     d’humour et de modestie. Mon rôle était d’aider l’État à disposer de citoyens bien instruits, bien éduqués, 

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